Voyage en Ethiopie
Ethiopie Addis-Abeba Axoum Adwa (ou Adoua) Lalibela Enfin, nous voilà en Ethiopie ! depuis si longtemps que nous en rêvions. La Terre Sainte ! L’origine… Dès le lendemain de notre arrivée, nous sommes partis, par avion, à Axoum.
Ethiopie Addis-Abeba Axoum Adwa (ou Adoua) Lalibela Enfin, nous voilà en Ethiopie ! depuis si longtemps que nous en rêvions. La Terre Sainte ! L’origine… Dès le lendemain de notre arrivée, nous sommes partis, par avion, à Axoum.
La ville d'Axoum (40 000 habitants) est située à 2 130 m d'altitude, au pied des monts Likanos et Zohado. Elle fut la capitale du royaume axoumite et le berceau d'une des plus importantes civilisations de l'histoire éthiopienne.
La Basilique Maryam de Sion, a été érigée par Sa Majesté Hailé Selassie I, en 1975, pour permettre aux femmes d'avoir accès au lieu de prières. Tout près le petit musée de l'église abrite une collection impressionnante de bibles, de croix et de couronnes.
Attenant à l'église, sur le côté, se trouve, dans un petit monastère, l'Arche d'Alliance, rapportée de Jérusalem par Ménélik Ier.
Il est dit qu'une reine que l'on appelle Goudite (la monstrueuse) ou Esato (la brûlante), personnage historique du 10ème siècle, au profil relativement flou, aurait envahi l'Éthiopie, à la recherche de l'Arche de l'Alliance, ce coffret sacré contenant les tables des dix commandements. Furieuse de ne pas l'avoir trouvé, la reine aurait détruit toute la ville et mis fin à l'empire axoumite. En mémoire de ce triste événement, la basilique Maryam Sion, qui abrite encore aujourd'hui la fameuse Arche, n'accepte pas les femmes dans ses murs.
Près de là, un ancien champ de stèles constitue le dernier témoignage de la gloire passée d'Axoum. Ces immenses colonnes - la plus haute atteignant 23 m - étaient sculptées à partir d'un seul bloc de granit.
Notre guide nous a emmené, en mini bus, au Monastère Debré Damo, perché sur un des hauts plateaux d'Abyssinie, province du Tigré, le plus vieux monastère d'Ethiopie. Le seul accès, arrivé au pied de la falaise est de monter en se hissant avec une liane de boyaux tressée : elle est constituée de peaux de bœufs (huit, exactement) tressées. Et il en est ainsi depuis quinze siècles. En effet, selon la légende, le monastère aurait été fondé au 6ème siècle par Za-Mikael, ou l'Aragawi (l'ancien). Venu de Syrie, il serait tombé en extase devant ce lieu, prédestiné à la retraite et à la méditation. Un site idéal pour fonder une communauté monastique. Sauf que le sommet était inaccessible. C'est alors que Saint Michel lui vint en aide : il fit apparaître un énorme serpent qui le hissa jusqu'aux cimes. Depuis, l'unique façon de rejoindre le monastère est donc cette corde, qui symbolise le divin reptile. Et une autre enroulée autour de la taille (25 mètres à la force des bras et à 2 200 mètres d'altitude !). Un moine attend au portail de pierre du monastère, en haut de la falaise, et tire au fur et à mesure de l'ascension pour aider ceux qui en ont besoin. Une fois arrivé la-haut, des merveilles à découvrir... (l'endroit est interdit aux femmes).
Mais avant d'arriver à Debré Damo, nous avons fait une halte à Adwa Lieu historique où L'Empereur Yoannes IV et Ménélik II remportèrent une très grande victoire sur les troupes italiennes.
Lalibela, Terre Sainte, au cœur de la Terre Sainte.
Là encore, nous avons rencontré un guide fabuleux, Estalu Kelemu*. Il travaille au LAL Hôtel. Estalu est intarissable sur l'histoire, l'art et l'architecture. Un guide très professionnel, rempli d'amour et de respect pour son Pays, sa culture et les lieux qu'il nous faisait visiter. Lalibela est une ville qui grossit et s'étend, entourée par des constructions d'immeubles en cours. Poussiéreuse, rose et brune, vivante, pieuse, recueillie et époustouflante par les merveilles qu'elle recèle.
Un ballet incessant monte et descend quotidiennement les rues de Lalibela, à la quasi verticale et se rendent aux églises. Beaucoup portent la tenue traditionnelle, le gabi, une sorte de toge ou de châle blanc qu'ils drapent autour des épaules (shama).
Petite anecdote : J'avais, après avoir demandé la permission à Estalu, guide et ‘Prof' d'histoire, ramassé un peu de terre, à côté de l'Eglise St. Georges. Le premier contrôle à l'aéroport de Lalibela s'est bien passé. Les douaniers n'ont rien trouvé à redire qu'un Rasta rapporte un peu de Terre Sainte à la maison.
A l'aéroport d'Addis-Abeba, pour rentrer en France, les douaniers me firent ouvrir la valise, sortir la Terre, et après maintes palabres et l'officier qui était parti en parler à ses supérieurs, me dit qu'il était désolé. Il faut une autorisation signée du Ministère de la Culture et une autre de celui de l'agriculture.
A mon grand regret, j'ai laissé la Terre de Lalibela chez elle, en Ethiopie.
Puis retour à Addis, au Silus Guest House.
Addis est très étendue, immense, tentaculaire... Tellement étendue qu'on en perd les repères. Un endroit qui semble juste à coté sur la carte peut s'avérer être à dix kilomètres... Difficile de trouver un centre-ville tel qu'on les connaît, et un endroit pour se reposer : très peu de parcs publics ou même de bancs publics (autorisés). On retrouve les artisans regroupés par « quartier » (orfèvrerie près du quartier Piazza, par exemple). La circulation est totalement « improvisée », très peu de feu de circulation, pas de stop ni de priorité. Vigilance de rigueur. Paradoxalement, tout se passe plutôt bien. Les chauffeurs (et notamment de taxi ou de bus sont des experts, encore plus quand on voit l'état des véhicules).
la statue équestre de Menelik II, symbole de la bataille d'Adoua - et défaite de l'Italie, avait également été « confisquée » par les italiens au début de l'occupation. Elle trône aussi sur une place, près de la gare routière.
Le monument sur lequel trône le Lion de Judah fut érigé en 1930, avant le couronnement de Haile Selassie. Il fut dérobé par les Italiens en 1935 et amené à Rome et y demeura jusque dans les années 1960. Après la révolution de 1974, le régime du Derg songea à enlever le monument, mais vu l'inspiration qu'il suscitait, le régime accepta de laisser le monument, qui se trouve toujours devant la gare ferroviaire.
Un autre Lion de Judah, plus moderne a été érigé.
A tester sans modération (enfin presque) les préparations accompagnant l'injera, la grande galette spongieuse faite à base de farine de tef (céréale de l'Ethiopie) que l'on mange avec la main. A goûter après avoir assisté à la cérémonie de préparation (faite par les femmes), le café : un pur délice. A ne pas manquer ; les délicieux jus de fruits frais pressés (qu'on mange à la cuillère !) papaye, goyave, ananas, orange, avocat, mangue... un vrai repas.
Un voyage merveilleux ! Un pèlerinage !
"Mighty people! Wonderful people!" Bob Marley
Ethiopia Santa Santa Santa !!
Hébergement
Addis Ababa : le Silus Guest House, un accueil des plus chaleureux. A recommander. Et à 5 minutes de l'aéroport ! Un peu loin du centre-ville, mais dans un quartier tranquille et avec un personnel et des prestations impeccables !
Coordonnées :
http://www.silus.com.et/silus1.php
Axoum : l'Hotel Africa, (la navette de l'hôtel est gratuite, de l'aéroport à l'hôtel et retour à l'aéroport en fin de séjour). Le guide qui travaille avec l'hôtel est un frère Rasta (malheureusement, nous avons fait l'erreur de ne pas noter son nom). Il nous a guidé dans Axoum avec une grande connaissance de l'histoire. Peut-être pas le meilleur hôtel d'Axoum..
Lalibella : LAL Hôtel, (la navette de l'hôtel est gratuite, de l'aéroport à l'hôtel et retour à l'aéroport en fin de séjour). Un accueil, là encore, des plus chaleureux, et le grand confort !
Après négociations sur le prix pour 4 nuits, nous avons eu droit à une chambre (en forme de tukul) avec un petit salon, 2 grandes fenêtres, une terrasse avec vue sur la montagne aux 12 Eglises. New Jérusalem. Un vrai régal !
Coordonnées :
Guide : Estalu Kelemu : Tour Guide Lalibela Ethiopie que nous conseillons fortement.
Email : estalulal@yahoo.com
Tel : 0911065115
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